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Interview avec Andrea Mc Ewan, du Times Australien - news du 02.11.08
01-11-2008
Interview avec Andrea Mc Ewan, du Times Australien

Andrea Mc Ewan est une romantique pleine d’audace. Elle est actrice, chanteuse, musicienne et compositrice. Elle collectionne les robes vintage et adore le champagne : les plus chers ! Elle est connue pour dévorer les livres et a écrit les paroles de certaines chansons avec catie Melua.

Andrea Mc Ewan n’est pas moins Australienne que Cate Blanchett. Elle parle avec Liezl Maclean de sa musique, son écriture et les débuts de son album Rental Property.


Vous êtes à la veille d’une tournée Européenne très importante, quelle date en particulier attendez-vous avec impatience?

En général, je suis toujours excitée en voyage, donc toutes les dates en faite. Je crois que c’est parce que je viens d’Australie, une patrie très isolée, je toujours aussi extraordinaire que l’Europe ait tant de voisins à leurs portes. Dans cette tournée, nous avons des dates en Norvège et en Suède. Je n’ai jamais été dans ces deux pays, donc il y a un intérêt particulier, j’ai ce désir secret d’essayer un de ces sauna extérieurs suédois ! Vous savez le genre où après le sauna, vous courez dehors, faite un trou dans la glace et sautez dans l’eau gelée !
J’attend également avec hâte les dates en Grande Bretagne. Il y a une théorie qui dit que le public là-bas est un peu plus dur à satisfaire et c’est un terrain de jeu plus difficile en général. J’aimerais voir si c’est vrai.

Est-ce que c’est bien de travailler avec Katie Melua?

Oui, très. Quand vous êtes en tournée c’est un environnement plustôt masculin, c’est tellement génial d’avoir une autre fille dans les parages (j’ai aussi une guitariste dans ma bande maintenant!). Katie est une chouette personne à côtoyer car elle est tellement pro, si calme et pleine d’assurance. J’étais la p’tite nouvelle de la tournée, la première fois que j’ai fait la tournée avec elle, et elle m’a vraiment mise à l’aise. Elle a aussi une grande endurance en disco (très important dans un bus de tournée), elle partage mon goût pour les sushi et c’est une chouette personne avec qui écrire quand on a un moment de libre.

Dites-nous en plus sur Candle in A Chatroom?


L’idée de Candle In A Chatroom m’est venue après avoir un article dans un magazine sur les relations du 21ème siècle. Il contenait des témoignages très francs de personnes qui cherchaient les avantages en Amour et en relations par dessus tout. Dans un certain sens, ces gens étaient capables de compartimenter leur vies avec soin. Au même moment, je venais de lire un livre contenant les plus belles lettres d’Amour : Victor Hugo à Juliette Drouet, Napoléon à Joséphine, Beethoven à l’ « immortel aimé ». Ces deux choses se sont tout simplement entrechoquées dans mon esprit et j’ai commencé à me demander si la romance avait encore un avenir dans la société si elle continuait d’avancer à une telle vitesse.

Quelle partie vous a semblée la plus difficile, l’écriture ou l’enregistrement?

Probablement l’enregistrement. Jusque là mes chansons étaient mes bébés. Ils n’avaient pas encore vu le jour en dehors des quatre murs de mon appartement. Une fois l’enregistrement et la production lancés, cela devient donc une collaboration.
Ce n’est plus seulement votre art, mais aussi celui d’autres personnes. Cela demande de la confiance et un certain sens à se laisser aller. J’ai eu parfois des difficultés à exprimer musicalement ce que j’entendais dans ma tête. Mon vocabulaire semblait insuffisant, surtout quand j’avais en face de moi une pièce remplie de musiciens professionnels qui ont sûrement dû enregistrer en studio une bonne partie de leur vie.

Avez-vous un titre préféré?

Le truc avec cet album c’est que les titres sont vraiment différent les uns des autres, chaque chanson a sa propre humeur et son histoire. Ma chanson préférée change tout le temps.
J’aime chanter « Isn’t it funny » car c’est l’une des premières chansons que j’ai écrites. Ma chanson « préférée » du moment c’est Berlin Love Story. Mike Batt (mon producteur) a écris le plus bel arrangement violons pour cette chanson. C’est d’un romantique non dissimulé...et j’aime ça. C’est aussi pour des raison personnelle : elle raconte comment j’ai rencontré mon mari.

Quel a été votre plus gros challenge depuis votre déménagement en Europe?

Probablement mon isolement de ma famille et de mes amis natals. Tellement de choses se sont passées : une carrière posée dans un délai de temps relativement court et je devais faire face à plein de challenge loin des gens que je connaissais le mieux.

On vous décrit comme quelque un dévorant les livres. Comment choisissez-vous vos livres et dans quelle mesure influencent-ils votre écriture?

Je passe beaucoup de temps à traîner dans les bouquinistes. Il n’y a pas mieux pour vous y perdre. Je suis également pas mal les recommandations de mes amis.
Je crois que ce que je choisi de lire est également influencé par l’école d’Art dramatique. Ils voulaient toujours qu’on lise beaucoup et de tout, et on devaient toujours lire quelque chose qui soutenait et informait les pièces que l’ont jouaient. Je crois que cela influence mon écriture et parfois j’écris des chansons à la troisième personne ou en tant que personnage.

Si vous aviez un super pouvoir, quel serait-il?


De pouvoir voyager à travers le temps : mais seulement dans le passé. J’ai toujours pensé que ça serait incroyable de retourner en arrière avec ma tête pleine de toutes ces super chansons et de les écrire en premier. Imaginez la sortie de Imagin quelques années avant Lennon !

Qu’est-ce que vous aimeriez portez à une fête costumée?

Parfois du vintage. Je collectionne les robes vintage mais je ne peux jamais les porter où que j’aille. J’ai cette superbe robe de promotion couleur citron-vert des années 50. Indiscutablement celle-ci !

Qu’est ce qui vous fait groover?


La gentillesse d’un inconnu et le regard qui mon mari me porte. Aussi un verre de champagne, le genre très cher!
 
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